Le Président de la République cite SeaOrbiter

Le Président de la République cite le projet SeaOrbiter
dans son discours de Politique maritime
du 16 juillet 2009 au Havre
dans son discours de Politique maritime
du 16 juillet 2009 au Havre
DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Sur la politique maritime de la France
Le Havre – Jeudi 16 juillet 2009
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Mesdames, Messieurs,
« …
En 2020, le réseau des aires marines protégera donc plus de 2 millions de km² d’océans et de mers sous souveraineté française. Ce réseau de protection s’étendra aussi bien le long de ses côtes de métropole notamment en Méditerranée, qu’à travers tout l’outremer français : des Antilles, à la Nouvelle Calédonie et à la Polynésie. Ce réseau complétera en mer, la trame verte et bleue créée par le Grenelle de l'Environnement sur la terre, sans oublier la « trame bleue marine », si chère à Isabelle AUTISSIER. Ce que nous allons faire avec cet objectif en matière de protection marine, aucun autre Etat dans le monde ne l’a jamais fait. Cet exemple que la France va donner, ouvrira la voie à un mouvement sans précédent de préservation des océans, de reconstitution des ressources halieutiques et de sauvegarde de tous ceux qui vivent et dépendent chaque jour de la fertilité des mers.
Des demandes de moratoires ont été exprimées au cours du Grenelle de la Mer, au nom du principe de précaution. C’est vrai, nous connaissons encore trop peu et trop mal la vie que recèlent les océans de la planète. Il est vrai aussi que les indices d’un épuisement des réserves naturelles marines s’accumulent. Enfin, il est vrai que les menaces concernant l’existence de certaines espèces comme le thon rouge ne peuvent plus être ignorées. Le principe de précaution, en l’occurrence, nous dicte surtout de renforcer très rapidement la connaissance scientifique des fonds, l’exploration des mondes marins, l’évaluation des stocks et la compréhension des écosystèmes. Le principe de précaution, c’est de renforcer puissamment notre expertise scientifique sur l’état des ressources naturelles marines. Nous y consacrerons les moyens nécessaires, j’en prends ici l’engagement le plus solennel. Je souhaite que notre pays renoue avec une grande politique océanographique, en s’appuyant bien entendu sur le réseau des compétences françaises dans les sciences de la mer, mais sans jamais négliger les initiatives nouvelles, telles que par exemple la constitution d’une station océanique internationale baptisée Sea Orbiter.
Mais je veux aller plus loin : s’il faut mieux connaître, c’est pour mieux gérer. Le temps est venu, je crois, de fonder la totalité de nos décisions publiques de gestion des ressources marines sur la base d’avis scientifiques fiables, indépendants et partagés.
… »



